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Une peau lisse et douce en été

© Utkamandarinka – Adobe Stock

Le traitement le plus important en institut reste l’épilation, après celui du vieillissement cutané. Pour les femmes, afficher une belle peau lisse figure en tête de leur top 10 des priorités, quelle que soit la saison.

Sylvia Silvester

Une question de traditions et de modes

Au fil des siècles, la pousse des poils sur le corps féminin n’a pas échappé aux différentes tendances (il suffit de penser à l’épilation brésilienne ou à la forme en constante évolution de nos sourcils). De manière générale, cependant, la plupart des femmes veulent se débarrasser des poils disgracieux et gênants, quelle que soit la mode. En raison de l’utilisation croissante d’hormones dans toutes sortes de thérapies (des traitements de la fertilité aux médicaments pour la thyroïde), la pousse indésirable de poils est plus fréquente. Sans compter que les enfants atteignent la puberté de plus en plus tôt et sont, eux aussi, confrontés plus rapidement à l’apparition de poils sur leur corps. 

À quelle vitesse les poils poussent-ils sur le corps ? Les poils poussent à peu près à la même vitesse sur l’ensemble du corps : environ 0,1 à 0,4 mm par jour. En comparaison, un cheveu pousse d’environ 0,35 mm par jour, en moyenne. La pousse des poils est influencée par la génétique, les hormones, l’âge et le sexe de la personne. Son environnement, le climat, son alimentation et son mode de vie peuvent également jouer un rôle. L’épaisseur et la couleur des poils peuvent varier considérablement d’un individu à l’autre : ils peuvent être de noirs et frisés à clairs et duveteux. 

Aperçu des différentes méthodes d’épilation

Il existe toutes sortes de méthodes d’épilation : le rasage (à domicile, de moins en moins populaire…), l’épilation (à domicile ou en institut, surtout pour les sourcils), l’épilation au fil (une méthode qui vient d’Afrique du Nord et qui est principalement utilisée pour les sourcils, car elle est très laborieuse), l’utilisation d’une crème dépilatoire (à domicile, une méthode pas efficace), l’épilation à la cire (une méthode de moins en moins utilisée), l’épilation au sucre (une méthode très populaire en ce moment) et les traitements « technologiques » à l’aide de lasers.

Tout en douceur : l’épilation au sucre 

Pendant des années, il n’y avait qu’une seule solution pour l’épilation : l’épilation à la cire ! Vous trouviez sur le marché de la cire bleue, rose ou verte et certaines variantes qui contenaient de la véritable cire d’abeille. Cependant, quelle que soit la cire que vous choisissiez, le processus d’épilation restait douloureux et laborieux. De plus, en institut, vous deviez jongler avec des pots, des spatules et des bandes et lingettes permettant de retirer le produit. Vous deviez parfois surveiller la cire pour qu’elle reste à la bonne température et le matériel utilisé n’était pas très esthétique. Le traitement n’était pas toujours très hygiénique, il existait un risque d’irritation de la peau ou de poils incarnés, et il restait souvent des traces de cire sur la peau. 

Pandhy’s : pionnier de l’épilation au sucre

L’épilation au sucre est une méthode séculaire qui remonte à l’époque de Cléopâtre. Au fil du temps, les méthodes et applications ont été affinées, ce qui la rend parfaitement adaptée à une utilisation en salon de beauté. En 2008, Pascale Swerts a introduit l’épilation au sucre Pandhy’s™ sur le marché belge. Comme tous les produits de la marque Pandhy’s, les produits de cette gamme sont les plus « verts » possibles. En effet, ils contiennent des ingrédients purs et naturels, principalement végétaux et sont exempts de colorants ou d’arômes artificiels. La pâte de sucre se compose de deux monosaccharides, 

le fructose et le glucose, et d’eau : des substances que l’on retrouve naturellement dans notre corps. Il existe désormais plusieurs sortes de pâtes de sucre Pandhy’s qui sont toutes brevetées, concentrées à plus de 90 %, exemptes de conservateurs et économiques. Et non testées sur les animaux !

Quels sont les avantages de la pâte de sucre ? Elle élimine avec douceur et efficacité les poils courts, même incarnés, dans le sens de pousse naturelle. La pâte de sucre ne colle pas à la peau, mais adhère à la tige du poil, ce qui évite aux poils de se casser lors de l’épilation. Comment cette méthode fonctionne-t-elle ? Grâce à la pâte de sucre, vous pouvez épiler toutes les parties du corps : jambes, aisselles, bikini, sourcils, etc. Pour commencer, la peau est soigneusement nettoyée. Ensuite, une petite quantité de pâte de sucre réchauffée est prélevée et étalée à l’aide d’un gant sur la partie de la peau à épiler. Le sucre est retiré par un mouvement de traction et de nouveau roulé en boule. Grâce à cette méthode, la peau est également exfoliée, nourrie et massée. L’épilation au sucre est par conséquent le processus anti-âge naturel le plus puissant. Par rapport à l’épilation à la cire, l’épilation au sucre est très écologique : le sucre se retire très facilement de la peau, des vêtements et autres surfaces avec de l’eau tiède. L’utilisation de produits chimiques est dès lors parfaitement inutile. Un autre avantage de l’épilation au sucre est que les poils repoussent plus fins et moins nombreux, avec un traitement beaucoup moins douloureux que l’épilation à la cire. En outre, cette méthode est hygiénique : il vous suffit de jeter la boule de pâte de sucre à la poubelle une fois l’épilation terminée. Si vous voulez apprendre à travailler avec le sucre, il existe d’excellentes formations certifiantes pour esthéticiennes. 

La pousse des poils est influencée par plusieurs facteurs

La puissance des traitements au laser

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à opter pour une solution d’épilation définitive au laser. Dorien Rutten, de l’institut Zhenzu à Linden, travaille avec le laser E-med pour l’épilation. « Les traitements au laser sont effectués par une infirmière. À quel profil sont-ils destinés ? Les poils raides et foncés contrastant avec une peau aussi pâle que possible (non bronzée) donnent les meilleurs résultats. Les poils blancs, roux clair, blonds, gris et/ou très fins ne donnent que des résultats temporaires ou nuls, car ils ne contiennent pas assez de pigments. Attention : le traitement n’est pas possible en cas de grossesse, de port d’un pacemaker, de tatouages (y compris la zone bordant le tatouage) en raison de la forte concentration de pigments, et de présence d’objets métalliques tels que des prothèses/broches/vis (y compris la zone bordant cet objet métallique) ».

Claire van Ravestyn de « laserontharing.be » : « Combien de types de lasers existe-t-il pour l’épilation ? Plus de 100 différents… ! » Comment a-t-on décidé d’utiliser les lasers pour l’épilation ? Les premiers lasers étaient utilisés pour les opérations et les médecins ont découvert que les poils ne poussaient plus autour des plaies. Des études ont été menées pour découvrir quelle longueur d’onde a une influence sur le pigment et l’on a découvert qu’il s’agissait de l’infrarouge avec une longueur d’onde de 810 nanomètres. Cette longueur d’onde permet de réchauffer principalement le pigment ; la peau et le sang ne le sont presque pas. Les premiers appareils étaient très grands, mais leur taille a diminué peu à peu. Dès le début, il s’est avéré que le laser à diode avait le plus de succès. En 1995, le premier « laser à diode LightSheer » est arrivé sur le marché et a été immédiatement reconnu comme la norme de référence.  

© Maksim Shmeljov – Adobe Stock

Comment le traitement fonctionne-t-il ? Nous travaillons avec des infirmières qui apportent toujours l’appareil laser. Elles suivent une formation d’un à deux mois chez nous. 

Tout ce que l’esthéticienne doit faire est gérer son agenda. À certains jours fixes, nous planifions une journée complète par institut. L’esthéticienne doit prévoir une cabine avec suffisamment d’espace pour que l’on puisse faire le tour de la table avec l’appareil, de l’eau (car nous utilisons un gel) et, de préférence, une table ou un fauteuil de traitement réglable en hauteur. Les instituts qui font appel à nous soutiennent pleinement notre produit et savent qu’il fournit de très bons résultats à long terme. Comment sélectionnons-nous nos instituts ? Nous travaillons aussi bien en Flandre qu’en Wallonie. De nouveaux instituts fleurissent chaque jour. Ils doivent dès lors se spécialiser pour se démarquer et le fait de proposer des traitements d’épilation au laser peut les y aider. Dans la pratique, nous constatons que de plus en plus d’instituts travaillent avec des sous-traitants spécialisés (pour l’épilation, le maquillage permanent…) qui viennent s’occuper des clients à des moments convenus. »

Le traitement au laser est pratiquement indolore

Comment fonctionne réellement l’épilation au laser ?  

Claire. « En quoi consiste l’épilation définitive au laser ? Vous pouvez imaginer un cheveu comme un tronc avec une racine qui contient des millions de poches de nutriments qui sont éliminées par le laser. Si l’appareil n’est pas suffisamment puissant, 20 à 30 % ou plus des poches de nutriments seront éliminées. Les poils tombent parfois après le traitement, mais peuvent repousser plus tard. Dans le meilleur des cas, après 6 mois et dans le pire des cas, après 2 à 3 ans. Les poils sont alors plus clairs et plus fins. Notre objectif est d’éliminer suffisamment de poches de nutriments pour que la racine soit complètement détruite et ne repousse jamais. L’utilisation de l’appareil adéquat et l’expérience du thérapeute laser sont donc essentielles pour travailler avec efficacité et en toute sécurité. 

Nous savons que les poils plus fins sont plus difficiles à traiter, mais nous avons quatre programmes différents qui permettent de les faire disparaître de façon définitive. En principe, les poils foncés sur une peau claire se prêtent à merveille à ce traitement. En revanche, nous ne pouvons pas traiter les poils gris. Quant aux poils fins, roux et blonds, ils sont un peu plus difficiles à traiter. 

Combien de séances sont-elles nécessaires ? Nous n’avons pas de boule de cristal et la pousse des poils dépend parfois des hormones. Plus le client est jeune, plus l’action hormonale est importante. Nous posons toujours plusieurs questions sur l’historique corporel, l’utilisation de médicaments… pour avoir la vision la plus claire possible de la situation. Nous rédigeons ainsi un dossier avec toutes les informations utiles et des photos pour pouvoir évaluer les résultats après le traitement. L’hérédité peut aussi jouer un rôle, ainsi que le stress. En effet, une personne qui subit beaucoup de stress crée de nouveaux poils chaque année. Par conséquent, le paiement du traitement se fait par séance. En moyenne, nous observons que les femmes sont satisfaites du résultat après 5 à 8 séances, car 80 à 90 % de leurs poils ont alors été éliminés. Un entretien annuel ou bisannuel est recommandé. 

Quelles sont les zones le plus souvent traitées ? Le bikini et les aisselles ! Les traitements du visage sont souvent liés aux hormones. Traitons-nous également les hommes ? Évidemment ! Nous accueillons aussi de plus en plus de personnes transgenres qui doivent prendre beaucoup d’hormones… Les zones que nous traitons chez les hommes sont généralement le dos et le torse, parfois le pubis, la barbe, le cou et les jambes chez les amateurs de sport comme les cyclistes. Notre clientèle est composée d’environ 5 % d’hommes. Les personnes atteintes d’hirsutisme sont également Quelles sont les zones le plus souvent traitées ? Le bikini et les aisselles ! Les traitements du visage sont souvent liés aux hormones. Traitons-nous également les hommes ? Évidemment ! Nous accueillons aussi de plus en plus de personnes transgenres qui doivent prendre beaucoup d’hormones… Les zones que nous traitons chez les hommes sont généralement le dos et le torse, parfois le pubis, la barbe, le cou et les jambes chez les amateurs de sport comme les cyclistes. Notre clientèle est composée d’environ 5 % d’hommes. Les personnes atteintes d’hirsutisme sont également à la bonne adresse chez nous. Quel dommage que ces traitements ne soient pas remboursés… »

© Алина Троева – Adobe Stock

Combien de temps prend un traitement au laser ? 

Claire. « Cela dépend de la zone à traiter. Nous travaillons avec une tête de laser de 1 cm carré. Avec une tête de laser plus grande, la même quantité d’énergie serait répartie sur une zone plus grande avec moins d’énergie par poil. Pour les jambes entières, cela prend 2 heures ; pour les aisselles, 1 quart d’heure. Les prix dépendent du temps consacré au traitement. Actuellement, nous travaillons avec 24 lasers et 26 infirmières.

L’épaisseur et la couleur des poils peuvent varier considérablement

L’épilation au laser gagne de plus en plus de parts de marché : elle est facile et presque indolore. Y a-t-il des contre-indications ? Les troubles de la pigmentation et affections cutanées infectieuses doivent d’abord être vus par un dermatologue et s’il autorise les traitements, les gens sont les bienvenus.

Lors de la prise de certains médicaments, la peau peut devenir photosensible. C’est pourquoi nous demandons toujours au client quels sont les médicaments qu’il prend. Nous tenons également compte des personnes qui ont des antécédents d’épilepsie, car la lumière laser peut provoquer une crise. En cas de cancer, nous demandons toujours un accord écrit de l’oncologue et tout dépend du stade du cancer et du traitement prescrit (une chute des poils temporaire est possible ou l’inverse : généralement, cela se rétablit naturellement). »

Sorisa, l’entreprise de Sébastien Roland, distribue la marque Asirox. Le laser à diode Initia d’Asirox donne les meilleurs résultats en termes d’épilation : en quelques séances à peine, il offre une solution définitive sans risque pour la peau. Sébastien Roland : « C’est rapide : il faut compter environ 5 minutes pour la lèvre supérieure, 8 minutes pour les aisselles et 35 minutes pour la jambe complète. Nous recommandons un intervalle d’un mois et demi entre les séances pour le visage et de deux à trois mois pour le corps, car certains poils se trouvent dans la phase inactive. Cela signifie que seuls 20 à 30 % des poils peuvent être traités par séance et qu’en moyenne, 4 à 5 séances sont nécessaires. Grâce au mode Motion de l’appareil Initia équipé d’une tête refroidie, le traitement est pratiquement indolore. Presque toutes les parties du corps peuvent être traitées, à l’exception des muqueuses, de la zone sous les sourcils et de la peau tatouée en raison d’une forte concentration de pigments. Les bains de soleil, la prise de médicaments photosensibilisants, la grossesse et l’allaitement ne sont pas recommandés pendant le traitement. Nous demandons également à nos clients de raser la peau au préalable (attention, pas d’épilation !) et de ne pas utiliser de maquillage ou de déodorant. La particularité de l’appareil Initia est qu’il améliore la qualité de la peau. En outre, il contribue à l’élimination des poils incarnés, de la folliculite, de la furonculose et de l’hypertrichose. »